Archive pour les trucs de la vie

j’existe

Le droit dexister

j'existe enfin

j'existe enfin

Sensation de paix.
L’horloge du temps est arrêtée.
Ces secondes, ces minutes qui me fouaillaient pour me précipiter vers mes travaux, mes recherches, sont ce matin sans pouvoir sur moi.
Je goûte l’instant.
Je sens qu’il a plus à m’apprendre que l’accumulation de tous les suivants.Pourquoi me suis-je si rarement accordé le temps de vivre, le droit de vivre ?
Il me fallait justifier sans cesse mon existence par ma production, par mon rendement, à mes yeux comme a ceux des autres.
Mon existence, en soi, n’avait pas de valeur. Je ne croyais pas exister pour les autres, j’ai fini par ne plus exister pour moi.
Ce matin, j’ai le droit d’exister tout seul, pour moi tout seul.

Je prends le droit d’exister.
Et les êtres et les choses autour de moi commencent à exister d’une existence plus dense.
Eux aussi commencent à avoir le droit d’exister.
Nous sommes un univers d’existences solides, réelles, également importantes et respectables.
C’est comme si le sablier de l’existence se remplissait de minute en minute de la quantité de réalité qui le rend stable.
Ce n’est plus cette sensation de vide qu’il faut remplir d’actes, de mots, d’oeuvres.

Je goûte d’être immobile.
J’existe davantage de ne rien faire, je repose sur ma racine.
Quelle est cette racine ?
Je sens l’existence sourdre en moi sans arrêt, et ce mouvement, quand je l’observe, suffit à m’occuper.
Je lui fais confiance.
Je n’ai plus à intervenir, à me justifier d’exister, il me justifie.

Exister justifie d’exister.
C’est bon d’exister.
Ça ne doit « servir » à rien d’exister.
On n’est pas obligé de servir à quelque chose.
On n’est obligé de servir à rien.
On a le droit d’exister d’abord.
Il me semble que je cherchais sans cesse à justifier mon existence avant d’avoir pris conscience et goût d’exister.
Jusqu’ici, il m’était incroyable que l’on puisse passer du temps sans rien faire et ne pas le sentir perdu !

Le temps n’est pas rempli de ce qu’on y met.
Mon temps se remplit par l’attention que je lui porte…
    par le goût que j’en prends parce que je le considère
        parce que je me considère
            parce que je me suis restitué LE DROIT D’EXISTER

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le meilleur

joueur de baseballUne casquette de baseball sur la tête, un bâton et une balle dans les mains, un petit garçon arpentait, en se parlant à lui-même, la cour derrière chez lui.

«Je suis le plus grand joueur de baseball du monde», dit-il fièrement, puis il lance la balle dans les airs, donne un grand coup de bâton et rate la balle.  Nullement ébranlé, il ramasse la balle et la relance dans les airs en disant: «Je suis le meilleur joueur de tous les temps.»  Il essaie de frapper la balle et la rate encore.  Il fait une pause, examine soigneusement balle et bâton.  Puis il lance encore une fois la balle dans les airs en disant: «Je suis le plus grand joueur de baseball que le monde ait connu.»  Il frappe de toutes ses forces et rate encore la balle.
«Hé! s’exclame-t-il.  Quel lanceur!»

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le paradis et l’enfer

le superbe paradis

le superbe paradis

Un vieux moine était assis sur le bord de la route, les yeux fermés, les jambes croisées, les mains posées sur les genoux.  Il restait assis là, méditant profondément.  Soudain son zazen fut interrompu par la voix rauque et revendicatrice d’un samouraï.  « Vieil homme! Dis-moi à quoi ressemble l’enfer et le paradis! »

 

 

Sur le coup, le moine n’eut pas la moindre réaction.  Mais peu à peu, il ouvrit les yeux, releva imperceptiblement les commissures de ses lèvres, comme pour sourire, tandis que le samouraï restait planté là, impatient, de plus en plus agité.

« Tu désires connaître les secrets du paradis et de l’enfer? »,  demanda finalement le moine.  « Toi, avec ton allure négligée, avec tes mains et tes pieds couverts de boue,  avec tes cheveux ébouriffés, avec ta mauvaise haleine, avec ton épée rouillée et tordue, toi qui es laid et dont la mère t’habille si drôlement, tu oses me demander de te parler du paradis et de l’enfer? »

Le samouraï jura vilainement.  Il sortit son épée et la souleva au-dessus de sa tête.  Son visage devint cramoisi et les veines de son cou se gonflèrent tandis qu’il s’apprêtait à couper la tête du moine.

« Cela c’est l’enfer »,  lui dit doucement le vieux moine, juste au moment ou l’épée commençait à redescendre.  Le samouraï resta bouche bée de stupéfaction, de respect, de compassion et d’amour devant cet homme aimable qui avait risqué rien de moins que sa vie pour lui prodiguer cet enseignement.  Il arrêta son épée à mi-chemin et ses yeux se remplirent de larmes de gratitude.

«Et cela, c’est le paradis», dit le moine.

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les sens

Capture01Avec nos yeux,nous regardons
Voyons, apprécions tout ce qui nous
Entoure.
Les yeux s’émerveillent,
Mais parfois pleurent.
Les larmes de nos yeux peuvent voyager
De la joie la plus merveilleuse
À la tristesse la plus profonde.

Notre nez est fait pour
Sentir la nourriture, 
Mais aussi le vent, l’eau,
L’herbe qui pousse.
Et si nous en faisons l’effort,
Le nez peut sentir l’amour autant
Que le papillon qui vole sur notre front.

Nos oreilles entendent la 
Musique de la brise dans les
Arbres
Mais aussi la musique de notre coeur 
Battant à l’unisson avec le coeur de 
L’autre.

Les mains touchent le rude et
Le soyeux.  Elles retiennent
Le parfum de ceux qui nous aiment
Et de ceux que l’on aime.

La langue goûte le sel et le 
Sucre.
Et bien plus la langue révèle notre esprit,
Et pour toutes les belles choses qui nous
Entourent, elle
Peut dire: «Merci».

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les couleurs

les couleursJaune de feu purifiant,
De soleil de mai,
Jaune de blés, d’orges et d’avoines
Pliant leurs épis devant la faucheuse.

Bleu de glaces flottantes sur une mer
D’eaux bleues.
Bleu sombre de nuit profonde
Bleu ciel de paix et de calme.

Rouge d’amour qui tremble, agressif et 
Parfois doux.
Rouge de sang qui coule de coeurs en amour.

Vert de tendresse, de jeunesse qui
Plie et tremble dans la brise tendre
Des matins clairs. Vert que l’on hume
Avec passion et dont on se souvient avec nostalgie.

Orange de fruits mûrs. Orange de tropiques
Doux et de tempêtes sombres.
Orange qui nous berce dans ses vagues
Longues et voluptueuses.

Gris de fer qui tue et de pluies qui noient
Gris féroce des loups et gris pusillanime
De souris qui trottinent.

Noir de deuil sombre et définitif
Mais aussi noir des masques de
Carnavals qui chantent et d’yeux
Qui brillent

Blanc qui lutte contre le noir
Blanc des lys, de la pureté
Et blanc de l’oubli qui donne sur le vide.

Tout un arc-en-ciel de couleurs qui 
Se mêlent et se confondent pour donner
La vie qui grouille et s’agite avant de 
Mourrir et de devenir le néant.

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LES adulte

Vous les adultes, vous êtes chanceux parce que…
les droles adultes      

Vous décidez presque toujours des activités familiales.

À tous les ans, vous avez deux fêtes: votre anniversaire, la fête des mères ou la fête des pères.

Vous savez compter jusqu’à 1 000 000.

Vous  vous couchez à une heure très tardive.

Vous avez une auto.
 

Vous conduisez une auto.Vous avez votre permis de conduire.

Vous gagnez de l’argent.

 

Vous allez  partout sans demander de permission.Vous avez beaucoup d’argent.

Vous achetez tout ce que vous voulez.

Vous pouvez aller très loin.

Vous pouvez nous chicaner.

Vous avez le droit d’écouter des films d’horreur ou de peur.

Vous allez chez vos amis quand vous le voulez.

Vous manger au restaurant avec vos amis quand vous en avez envie.

Vous prenez des vacances seuls.

Vous partez en voyage quand vous le souhaitez.

Vous allez au cinéma à l’heure que vous le voulez.

Vous écoutez les films de 18 ans et plus.

Vous buvez du vin, de la bière ou même du café.

Vous entrez dans les manèges que vous voulez à La Ronde.
 
 

Vous savez beaucoup de choses.Vous parlez quand vous voulez pendant votre travail, alors que nous on ne peut pas toujours parler à l’école.
 

Vous allez en croisière.

Vous allez au casino.

Vous vous mariez.

Vous achetez une maison.

Vous avez des enfants.

Vous allez dans les discothèques.

Vous mangez tout ce que vous voulez.

Vous traversez la rue quand vous le voulez.
  .
Vous pouvez aller coucher chez vos amis.

Vous n’êtes pas obligés de dire où vous allez.

Vous pouvez connaître le montant d’argent que vous avez à la banque.

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pourquoi c’est NON !

thumbnailCAFQHFVEJe t’ai regardé en souriant l’autre jour.
Je croyais que tu me verrais, mais non.

J’ai dit « Je t’aime » et j’ai attendu
pour voir ce que tu dirais.
Je pensais que tu m’entendrais, mais non.

Je t’ai demandé de venir jouer
dehors à la balle avec moi.
Je pensais que tu me suivrais, mais non.

J’ai fait un dessin juste pour que tu le voies.
Je pensais que tu le garderais, mais non.

J’ai construit une cabane pour nous dans le bois.
Je pensais que tu camperais avec moi, mais non.

J’ai trouvé des vers et tout ce qu’il faut pour la pêche.
Je pensais que tu voudrais y aller, mais non.

J’avais besoin de toi juste pour te parler,
partager mes pensées avec toi.
Je pensais que tu voudrais, mais non.

Je t’ai parlé de ma prochaine compétition,
espérant que tu y serais.
Je pensais que tu viendrais sûrement, mais non.

Je t’ai demandé de partager ma jeunesse avec moi.
Je pensais que tu voudrais, mais tu ne pouvais pas.

Mon pays m’a appelé sous les drapeaux,
tu m’as demandé de rentrer à la maison sain et sauf.
Mais non.

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Êtes-vous gagnant ou perdant?

Un gagnant fait toujours partie de la réponse;
Un perdant fait toujours partie du problème.

thumbnailCAL8VK6RUn gagnant a toujours un programme;
Un perdant a toujours une excuse.

Un gagnant dit: ” laisse-moi le faire pour toi “
Un perdant dit: ” ce n’est pas à moi à faire ça “.

Un gagnant a une solution pour chaque problème;
Un perdant a un problème pour chaque solution.

Un gagnant dit ” ça va être difficile, mais c’est possible “
Un perdant dit ” c’est peut-être possible, mais c’est trop difficile “.

Un gagnant en fait le plus qu’il le peut;
Un perdant en fait le moins possible.

Un gagnant voit un ” vert ” près de chaque trappe de sable;
Un perdant voit deux ou trois trappes de sable près de chaque ” vert “.

Un gagnant essaie constamment de s’améliorer;
Un perdant connaît tout et empêche tout changement.

Un gagnant prend les décisions;
Un perdant les évite.

Un gagnant essaie toujours de trouver ce qui a causé un problème;
Un perdant essaie toujours de trouver quelqu’un d’autre à blâmer.

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la guerre

thumbnailCAB1UPPJJe vous écris de mon lit d’hôpital,
D’un pays qui n’est pas le mien.
« Engagez-vous », m’avait dit le général,
« allons, soyons de bons citoyens !
Ensemble, nous irons combattre le mal ».

Mais le mal que j’ai vu en face de moi
N’était qu’un enfant venu d’ailleurs,
Tremblant de peur, éperdu d’effroi.
On devait lui avoir dit que le mal, c’était moi
Et que je devais périr afin que la vie lui soit meilleure.

Le général a pointé le doigt vers le mal
Et a ordonné : « feu, soldat, fais ton devoir » !
« Pardon mon général, je ne sais pas tuer,
On ne m’a appris qu’à aimer » !
Puis, j’ai vu Jean tomber, c’était mon ami.

Alors à mon tour, je suis devenu guerrier.
À l’autre bout de mon fusil, un cœur a éclaté.
Quand le mal a frappé très fort, je suis tombé.
On venait de me prendre une partie de mon corps.
Enfin, il me restait les yeux pour pleurer sur mon sort.

Le général est venu, a serré la main qui me restait
Et m’a dit : « Bravo soldat ! Tu as servi avec amour la nation.
Tu recevras, honneurs, médailles et pension ».
« Quel amour mon général ? Je n’ai ressenti que haine et souffrance ».
Mais le général était déjà parti en recrutement.

Les combattants du mal allaient manquer.
Des hommes reviennent d’un enfer que nous nommons « guerre ».
Ils y ont laissé la santé, parfois un membre ou deux, souvent leur âme.
Des années plus tard, ils se demandent encore qui ou quoi ils ont servi :
Leur patrie  ou bien d’obscurs intérêts ?

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la paix

thumbnailCARFUJZ7Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous que la paix peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. 
Dites doucement et clairement votre vérité et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant; ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs; ils sont un tourment pour l’esprit.
Ne vous comparez avec personne, vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux: il y a toujours plus grand et plus petit que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle; c’est une véritable richesse dans la prospérité fluctuante du temps.
Soyez prudent dans vos affaires; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu; elle existe: nombre de personnes recherchent les grands idéaux et partout la vie est remplie d’héroïsme.
Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié. Ne soyez pas non plus cynique en amour, car il est, en face de toute stérilité et de tout désenchantement, aussi éternel que l’herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse.
Fortifiez la puissance de votre esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères; de nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.
Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’Univers; pas moins que les arbres et les étoiles, vous avez le droit d’être ici. Et que cela vous semble clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il se doit.
Soyez en paix avec Dieu; quelle que soit votre conception de Lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez, dans le désarroi bruyant de la vie, la Paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.
Prêtez-lui attention.
Tâchez d’être heureux.

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